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13.05.2006
Le Canada voudrait l'assouplissement du protocole de Kyoto
Source Afp du 12/05/2006.« Le gouvernement canadien a souhaité dans un rapport à l'Onu un assouplissement des contraintes de réduction des gaz à effet de serre dans la seconde phase de l'application du protocole de Kyoto, indique vendredi le quotidien Globe and Mail.
Le gouvernement conservateur, qui ne cache pas son scepticisme vis-à-vis de Kyoto, a indiqué qu'il était prêt à demeurer dans le processus de Kyoto après la fin, en 2012, de la première période d'engagements imposés aux pays industrialisés, mais à condition d'obtenir des concessions notamment sur les objectifs à atteindre, écrit le journal.
Le pétrole, toujours le pétrole...
Ottawa souhaite notamment des délais plus longs et que certains engagements de réduction s'appliquent sur une base volontaire et non plus contraignante.Le Canada voudrait également que la définition des prochains engagements de réduction tiennent compte de la nature de l'économie des pays. L'économie canadienne dépend largement de l'exportation de ressources naturelles, notamment le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, dont l'exploitation est très polluante.
Le rapport canadien a été transmis à l'Onu alors que des discussions sur le suivi du réchauffement climatique s'ouvrent lundi à Bonn en Allemagne.
Celles-ci portent sur la coopération internationale pour l'après-2012, fin de la première période du protocole qui impose des réductions des émissions de gaz à effet de serre aux seuls pays industrialisés.
La ministre canadienne de l'Environnement, Rona Ambrose, assure la présidence de la conférence de l'Onu sur le changement climatique et elle ouvrira la session de Bonn. »
Une brèche
C'est un début, mais la brèche pourrait s'ouvrir plus grande, sans pour autant être due à l'initiative des plus pollueurs de la planète. Et cette manoeuvre est bien inquiétante car elle permettrait à certains pays de pousser de petits producteurs à faire sécession et garantir ainsi aux plus importants, de relancer à pleins régimes leurs machines à polluer - en utilisant leurs réserves de charbon par exemple - avec la pénurie de pétrole qui se profile à l'horizon, sur un terrain préparé par d'autres.
Le charbon
A bien y regarder cette histoire de charbon n'est pas si idiote qu'on pourrait le croire au premier abord. Au mot charbon nous ne pouvons nous empêcher de penser à nos bassins du Nord, au XIXe siècle, à Emile Zola. Mais les réserves de charbon sont immenses à l'échelon planétaire et relativement bien réparties, enfin suffisamment pour ne plus représenter un facteur de tensions internationales comme a pu l'être le pétrole depuis un siècle. Le charbon une énergie fossile qui pourrait bien remplacer le pétrole à très court terme.
A en juger par ce document du parlement canadien plus rien ne m'étonne dans l'initiative du gouvernement canadien. Lorsque l'on sait que l'on peut produire de l'essence synthétique à partir du charbon (près de 50% des besoins du IIIème Reich étaient couverts de cette façon au cours de la 2d Guerre Mondiale) voilà un point probable d'éclaircissement de la démarche et d'inquiétude supplémentaire quant à la qualité écologique de cette dernière.
Pour sauver la planète, il n'y a plus qu'à espérer que les scientifiques puissent trouver au plus vite des solutions brillantes car ce n'est pas sur l'Homo-EcoCynico-Detritus qu'il faudra compter. Cependant sans les dollars de cet hominidé incurable je ne pense pas qu'ils puissent y parvenir. Nous avons vraiment rendu ce monde d'un cynisme épouvantable.
11:53 Publié dans Economie , Environnement , Monde | Lien permanent

